Endormie sur le lit d’hôpital de ma mère
Epuisée par les allers retours et les aléas de la vie
Mangeant les restes de son repas, une vie affluée à côté..
Les malades poussaient comme des champignons, certains d’entre eux étaient venimeux.
Les sonnettes d’urgence retentissaient mais il n’y avait pas un grand mouvement des infirmières
Traçant dans les couloirs pour se chercher quelque chose de chaud et d’à peu près comestible
Croisant un ou deux mendiant, on se faufile jusqu’à la distribution de caféine
Dans ma fumée de café, un brouillard se formait devant mes yeux,
Ce qui me ramenait à cette soirée.
Le dégoût fit son entrée dans un courant d’air,
Il fit les cent pas avant de m’annoncer
Que je devais continuer seule.
Ce soir là, on m’a dit : « Tu as joué avec le feu et tu t’es brûlée »
Vu comment le froid piquait le visage, cela m’a réchauffée enfin de compte
C’était la seule chaleur que j’avais pu avoir durant cette longue journée.
Lors de mon retour,
Je fus qu’une petite souris qui croisa le grand phénix
Il me pris entre ses griffes, mais je lui fis trop de peine, il me relâcha
Se ravisa et me pris dans ses grandes ailes chaudes et douces
Une protection imaginaire mais tellement réelle pour mon cœur
Son halo m’entourait, découvrant petit à petit sa grandeur royale
Dévisageant tous ceux qui pouvaient s’approcher de moi.
Un moment où tout s’est arrêté,
Un manège mobile à l’extérieur, immobile dans mes pensées
Il s’en alla en me laissant ses petites plumes toutes dorées
Je repartais en titubant, la tête haute,
Repartant pour une nouvelle journée, des aléas de la vie…
©Tit Willow
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