Le temps d'un rêve

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Sur le bas de mon écran il est marqué 05.19, presque vingt minutes déjà que je suis levée [...]
Je devrais travailler, je ne le fais pas. Pas tout de suite, pas maintenant ...
J'ai rêvé de vous encore cette nuit, ... je ne sais si je vous le dirai, tout cela est tellement déplacé et pourtant ...
J'hésite à vous écrire, j'hésite à vous dire ces mots, tous droit sortis de mon imaginaire.
J'hésite à vous dire ces notes; de trop. Pas assez. Innaproppriées. Les seules qui vous dévoileraient ma faille, les seules qui vous dévoileraient que je suis folle ... de vous ...
J'ai rêvé de vous ... encore ... sur cette scène où tout prenait vie. Les univers si différents les uns des autres, se cotoyaient avec une telle facilité que l'on se croyait dans un autre monde, parallèle, digne d'un conte de fée.
Nous nous trouvions à Flora, ou du moins tout portait à me le faire croire. L'escalier en colimaçon demeurait à sa place originelle, le préau également et certains couloirs, et certaines salles. Il y régnait une étrange atmosphère, festive, légère néanmoins inquiétante, les élèves emplissant l'espace étaient tous déguisés et ne cessaient de virevolter, de parts et d'autres sans jamais se toucher, sans jamais prononcer une quelconque parole. Des stands avaient été installés au milieu du préau et l'on pouvait y voir des objets tous plus curieux les uns que les autres: une boule de cristal, un tableau où les personnages peints allaient et venaient à leurs guise, un miroir d'où sortait une jeune femme vêtue de blanc ...
Je me perdais en cette foule et sans le vouloir, vous y trouvais, à cette même place, en compagnie de vos gens. Vous me paraissiez alors si lointaine, et si proche à la fois ... Non ne partez pas, ne partez pas ma belle Dame ... laissez moi m'approcher encore un peu, rien qu'un instant, le temps de croiser vos yeux et d'y trouver réponses à mes questions ... Y surprendrais-je une quelconque étincelle? Y trouverais-je ce feu tant espéré? Que d'interrogations; hélas sans réponses ... Vous ne cesserez d'être ce mystère, cette fleur au divin parfum ... Non ... vous ne fanerez jamais ... jamais. Le temps aura beau passer, celui ci n'aura d'impacte sur vous ma tendre amie, et quand viendra le temps pour moi de disparaître , vous demeurerez, éternelle, belle à en couper le souffle, belle à en mourir ...
(A suivre)
©Artemis
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Dernière mise à jour de cette page le 17/10/2008