Nous

Ce matin tu t'es levée et m'as sourit ...

Il était neuf heures, tu étais allongée

là près de moi tandis que je te veillais.

Tu étais si belle, les cheveux ainsi lachés,

et tes mains que je gardais précieusement dans les miennes ...

Un bref instant, tes yeux croisèrent

les miens. Un frisson me parcourra

et mes lèvres se joignirent aux tiennes

pour le plus tendre des baisers.

Nous avions fait l'amour la veille ...

Aucune femme jusque là n'avait alors

posé les mains sur moi.

Jamais, jusque hier;

jamais jusque toi ...

Une fois, deux fois, nous froissâmes

ces draps de nos deux corps enlacés.

Brûlants d'amours et de ce désir

qui ne cessait de croître,

tandis que nos souffles 

se faisaient plus courts, plus forts,

tandis que nos bouches affamées

se cherchaient encore et encore.

Ta bouche sur mes lèvres,

ta bouche dans mon cou,

ta bouche sur mon ventre ...

Ta bouche encore ta bouche,

qui se délectait de ma peau,

qui se délectait de ma sève;

gourmande, savoureuse ..

Je m'abandonnais à toi, sans retenues,

sans pudeur, laissant de côtés mes à priori.

Douce, brutale, tu ne me laissais 

aucun répit, mais le voulais-je vraiment?

Le doute peu à peu s'immisçait en moi mais déjà

tes mains me parcouraient, me griffant de ci,

m'effleurant de là, m'arrachant des soupirs,

des cris peut-être, je ne m'en souviens plus...

Je souriais au souvenir de cette nuit,

de nos corps qui ne faisaient plus qu'un.

je souriais et tu me répondis par un baiser

avant de sombrer de nouveau dans le sommeil.

Tu étais si belle mon ange, belle à en couper le souffle ...

Combien de fois, combien de fois le désir m'avait-il pris,

au plus profond de mes nuits,

au coeur de mes rêves les plus fous?

Je n'osais y croire, de peur de briser 

ce songe oh combien merveilleux ..

Je n'osais y croire, comme je n'osais te toucher

de peur que tu ne deviennes poussières.

Si émue, que j'en aurais pleuré de joie

Comment ne pas t'aimer ni même te désirer?

Ton souffle berçait ces courbes à peines cachées

de ce tissus blanc, un accent circonflexe se dessina 

le long de tes lèvres ... De quoi pouvais-tu rêver?

Mes yeux te scrutaient, pensive, je m'allongeais

à mon tour et te regardai une dernière fois

avant de sombrer à mon tour dans le sommeil;

sereine ...

 

 

Artemis

 

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Dernière mise à jour de cette page le 17/10/2008

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