Saule pleureur
Au loin, cette dame au chapeau sous son saule pleureur
Il recouvrait pratiquement toute la partie du sol
On aurait pût comparer ses feuilles et branchages,
A une jolie et longue robe de bal.
Cette femme qui me regarda d'un œil curieux au travers de son chapeau,
Me fit penser aux grandes dames du 18iéme siècle
Enfermée dans cette bulle de feuilles,
Elle a su contenir le temps,
Les souvenirs sont souvent poussiéreux,
Mais la nature garde dans leurs écorces,
Et dans leur sève la richesse d'une larme, d'une joie
Elle l'a redistribué par les aléas du temps
S'abreuve de rire, de bonheur.
Je pouvais m'asseoir et observer cet arbre
On aurait cru que l'arbre me projeter un diaporama,
De cette femme seule, inquiète.
Elle faisait les cents pas, attendait quelque chose...
Puis une dame le lui apporta,
Un beau bébé.
De là où j'étais, je pouvais l'entendre pleurer
Elle le câlina tendrement, il se calma aussitôt
Mère et fille une longue histoire...
La diapo se faisait plus flou, des coupures par intermittence
Puis voilà que la femme me fait signe de la main
La diapo s'arrête
Elle me disait au revoir.
Peut on imaginer que ce qu'ils n'ont pas trouver le repos éternel,
Attende un proche en dessous de ses arbres ?
Ses arbres ont un pouvoir de refuge
Ou tout simplement d'avoir une âme en paix ?
© Tit Willow
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Dernière mise à jour de cette page le 17/10/2008